Avec le recul quand je repense a tout çà ,ce qui reste de plus beau c est cette insouciance qui nous habitait tous.Cette énergie vive ,sincére,cet enthousiasme,ce besoin commun de s exprimer et de tout donner sans tricher qui a fait notre force. Si aujourdhui ma jeunesse reste comme une balafre sur la joue de mon existence ,c est que cette insouciance s est étiolée au fil du temps au point de devenir désillusion. On croyait etre les plus fort ,que la ville était à nous et que nous maitrisions tout.Une vie parallele ou nous étions les rois ,ou tout etait sans conséquences ;les travailleurs des pauvres cons .Nous étions joyeux ,de jeunes chiens lachés dans les rues ,fesant milles conneries sans prendre çà au sérieux. Pourtant nous avions tous à combattre nos démons. Cette energie qui coulait en nous s est répandu dans les rues ,les magasins,les ,tagguant partout ,ne respectant rien ,vandales modernes innaretables . , Rapides ,mobiles ,c etait" l aventure" tous les jours et les adeptes etaient de plus en plus nombreux à nous rejoindre pour gouter à cette liberté ;nous n avions rien a perdre et nous nous épanouissions dans cette vie au jour le jour. Puis peu à peu on a changé.certain on eut besoin de plus pour s éclater. Nous etions sauvages et la rue nous a dompté ;à la longue ,lé faia,sournoises: le vice ,l argent . la police a fait le reste.Nous n étions pas rageux ,nous le sommes devenus . Je suis parti quand je ne me suis plus reconnu.Quand meme le graffiti etait devenu secondaire.Mais on ne change pas parce que l on change d endroit.J ai appris et j apprends tous les jours.Je ne regrette rien .Surtout pas .Tout est affaire de choix. Au fond, je n ai jamais été aussi pres de la liberté qu en baignant dans cette insouciance. fuzi uv